QueenPeePee Bras droit sur le point de faire un coup d'état

 Age : 20 Inscrit le : 10 Mar 2007 Messages : 540
 | Sujet: King's Queen Lun 18 Juin - 22:41 | |
| Hello tout le monde!
Ben voilà, comme je l'ai dit dans coup de pêche, j'ai fini d'écrire mon premier bouquin (premier tome de l'histoire). J'ai pas l'intention de tout poster ici (500 pages, ça sera dur), mais je voudrais poster un ptit extrait pour que vous me donniez votre avis: sur le style, les personnages...etc. Résumé bref de l'histoire: Elizabeth est une étudiante en art à Londres. Pour la sortir de son quotidien, une amie (Anita) lui fait rencontrer quatre de ses amis qui ont fondé un groupe (King) et sont sur le point de sortir leur premier album. C'est là que tout commence pour Elizabeth et le livre nous permet de suivre l'évolution et l'histoire du groupe à travers son regard. J'entends déjà certain me dire..."Tiens, ça a l'air vaguement inspiré de Queen", je sais, c'est après avoir vu le concert de Queen en 2005 que j'ai eu l'idée.
L'extrait est tiré du chapitre 3: (en 1970, elle vient juste de faire leur connaissance) Harry= chanteur, Roy=batteur, Brian)guitariste (tiens?), Johnathan=bassiste
Le lendemain matin, Elizabeth se promit de passer à l’école d’Anita pour que son amie la reconduise au local. Sans savoir pourquoi, Beth ne cessait de penser à King : elle sentait qu’entrer dans leur monde de musique, devenir leur amie serait non seulement enrichissant mais la changerait elle-même aussi. Les heures de cours et de pratique passèrent lentement et Beth en ressentit une certaine impatience. A la fin de la journée, elle sauta dans un bus et fit quelques changements pour arriver à l’école de son amie. C’était également la fin des cours pour les étudiants de l’Imperial College ; ils sortaient, fatigués d’une longue journée de travail. Beth était toujours impressionnée par l’imposant bâtiment principal situé sur Prince Consort Road. Haut de plus de trois étages, il s’étendait de chaque côté sur plus de dix mètres : à droite il s’arrêtait au pied d’une tour qui encadrait le Royal College of Music avec sa jumelle ; à gauche, il tournait pour s’étendre dans la rue perpendiculaire Exhibition Road. En face du Royal College of Music, plus au nord, on pouvait voir le Royal Albert Hall dont l’entrée donnait de l’autre côté, sur les Kensington Gardens. Deux statues étaient flanquées des deux côtés de la grande arcade qui abritait l’entrée de l’école supérieure de science : elles se composaient chacune de deux femmes courbées au pied d’un buste d’homme posé sur un long piédestal. Beth alla directement dans le grand hall. Il était véritablement grand, mais de grandes fenêtres laissaient entrer une lumière blanche qui se reflétait sur le dallage usé. Une bonne dizaine de panneaux d’affichage longeaient les murs, ils étaient couverts d’affiches et de petits papiers. Il y avait foule, les gens autour de Beth la regardaient comme une étrangère : était-ce si apparent qu’elle n’était pas une scientifique ? Elle regarda sa vieille chemise couverte de tâches de peinture et de graphite. Elle se contenta d’ignorer leurs regards. Se mêlant à la foule, elle se mit à la recherche d’Anita, mais ce n’est pas sur elle que Beth tomba. Elle se retrouva nez à nez avec Brian Neil, le guitariste de King. Elle se figea à nouveau, quelque chose chez lui la mettait mal à l’aise, comme si Brian pouvait voir à l’intérieur d’elle si elle le regardait dans les yeux. - Bonjour, bafouilla-t-elle d’une petite voix. - Salut. Etrangement, il semblait aussi gêné qu’elle bien qu’il restât impassible. - Je cherche Anita pour qu’elle puisse me conduire à votre local. Quelle idiote ! pensa Beth. Brian faisait partie du groupe, il pouvait la conduire tout aussi bien qu’Anita. - Je pensais que notre musique ne t’intéressait pas, dit-il. - Qui t’a dit ça ? - Harry. Beth secoua la tête en souriant. - Hier je n’avais pas le temps. Si je suis ici c’est parce que j’aimerais vous entendre encore, j’aime beaucoup ce que vous faites, ça…m’emmène dans un autre monde. Tu dois trouver ça stupide, je sais… Pour la première fois, Elizabeth le vit esquisser un sourire, mais ce qu’aimait la jeune femme c’était la sincérité et la simple joie qui émanaient de ce sourire. - Je ne trouve pas ça stupide. C’est un grand bonheur pour tout musicien de procurer cette sensation. Un mur c’était abattu entre eux deux, cette gêne incompréhensible était partie. Pourquoi y en avait eu-t-il une ? Aucune idée. Beth lui rendit son sourire et l’atmosphère se détendit. - J’ai ma moto, je peux t’emmener si tu veux, proposa Brian. - Je veux bien, je suis venue en bus. Aussitôt dit, aussitôt fait, Beth se retrouva accrochée à Brian, à l’arrière de la motocyclette, et ils se rendirent au local de musique. A sa grande surprise, les trois autres musiciens de King l’accueillirent à bras ouverts. - Eliza ! Ça fait plaisir de te voir ! s’exclama Harry en la serrant dans ses bras. - On commençait à croire que tu ne t’étais pas amusée mardi dernier, dit Roy Douglas en lui faisant la bise. Johnathan Reid la salua de loin, il était occupé à régler sa basse. Anita accourut auprès de son amie en souriant. - Alors, une fois qu’on y a goûté, on ne peut plus s’en passer. - J’ai le temps aujourd’hui alors j’en profite, ce qui ne sera pas le cas le reste de la semaine. - On verra. Beth prit le verre de Guinness que Harry lui tendait et s’affala sur le vieux canapé. King répétait un nouveau morceau intitulé The dragon’s breath, une chanson au rythme plus rapide que I don’t get it. La jeune femme se sentait tout simplement bien à cet endroit. La raison en était inexplicable : la musique, la joie et la passion que dégageaient les quatre hommes, l’intimité et la complicité qui régnaient dans la pièce, tout apportait un souffle de bien-être à Elizabeth. Là, on n’attendait rien d’elle, elle vivait tout simplement ; elle n’avait rien à prouver, elle devait juste partager son bonheur. Après une bonne heure de musique, les quatre musiciens s’accordèrent une pause. - Au fait Eliza, dit Harry, tu es officiellement conviée à venir nous voir demain soir à notre premier concert officiel. Elizabeth sourit, elle savait combien ce concert était important pour le groupe. En voyant les yeux pétillants de Harry, elle eut envie de dire oui. - Je ne sais pas si je pourrais, j’ai du travail et puis je commence tôt avec mes études. Roy haussa les sourcils. - Tu travailles le samedi matin toi ? « Effectivement, nous sommes jeudi, le concert a lieu vendredi » pensa Elizabeth. - Bien, je vais voir. - Quel enthousiasme ! Ça fait plaisir, ironisa Johnathan. Beth lui sourit. - Je viendrai et je crierai votre nom, ça te va ? - Mouais. Satisfait, le bassiste alla au petit réfrigérateur en quête de Guinness. - Alerte rouge ! Urgence ! Il n’y a plus de Guinness ! cria-t-il. -Quoi ! s’exclama Harry en prenant un air faussement affolé. Mesdames et messieurs gardez votre calme, il est inutile de paniquer ! -La solution la plus simple serait d’en racheter un pack, dit Roy pour mettre un terme à la comédie. Bien que deux bras fussent suffisants, Johnathan, Roy et Harry partirent chercher des réserves de bière. Brian jouait quelques accords avec sa guitare et Anita lisait une revue sur le canapé. Beth s’assit sur une chaise devant la table sur laquelle le groupe étalait les paroles et les partitions de leurs chansons. La jeune étudiante prit un stylo et une feuille blanche qui traînaient, et fixa la blancheur de la page attendant qu’une idée lui vienne. Laissant sa main précéder ses idées, elle se mit à tracer des lignes qui dessinèrent un K. Elle surmonta la grande lettre d’une imposante couronne et acheva en inscrivant ‘ing.’ dans la partie ouverte du K. N’ayant plus d’idées, elle lâcha le stylo et regarda Brian manier sa guitare. Entre ses mains, l’instrument ressemblait à une épée que le jeune homme maniait avec force et précision. On sentait dans la concentration de Brian du respect et de l’amour pour sa guitare : dans ses mains, il semblait tenir l’objet le plus fragile et précieux au monde, il la maniait avec douceur et habileté. C’était en quelque sorte une douce arme pour conquérir le monde avec la musique qui sortait de ses cordes. Roy entra dans la pièce et s’installa à sa batterie. - Ils arrivent avec une caisse de bière et un pack d’eau, annonça-t-il en s’asseyant. Il prit ses baguettes et tapota distraitement sa batterie. En le regardant, Beth eut la même impression que pour Brian : Roy ne faisait presque qu’un avec son instrument. La batterie était en lui, même quand il n’en jouait pas vraiment. Elizabeth savait qu’elle n’aurait jamais ce même lien avec ses œuvres d’art – elle éprouva une certaine déception à cette pensée - et c’était pour cela que les quatre musiciens la fascinaient. Les deux hommes décidèrent de répéter ensemble en attendant les deux autres. Enfin, Harry et Johnathan arrivèrent fièrement (mais essoufflés) avec leurs réserves de Guinness et d’eau. Désaltérés, les musiciens se remirent au travail. - OK, dit Harry au bout d’une heure. Je crois qu’on a plus rien à ajouter à celle-là. Ceci annonçait la fin de la journée. Tous se mirent à ranger leurs affaires. - Qui a utilisé les feuilles ? demanda Johnathan en montrant celle que Beth avait utilisée. - C’est moi, répondit-elle timidement. Fallait pas ? - Non, ce n’est pas grave, mais tu veux la prendre ? - Non, garde-la, elle pourrait servir comme brouillon. Harry prit la feuille des mains de Johnathan, la regarda, hocha la tête puis plia le papier et le mit dans sa poche. Ils sortirent de l’immeuble et se séparèrent après quelques papotages. _________________ Votons pour les fetos d' opautharge!!!!! (merci KaKa pour ces superbes mots!) *´¨) ¸.·´¸.·*´¨) ¸.·*¨) (¸.·´ (¸.·´ |
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