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A single fight (Un unique combat)

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QueenPeePee
Bras droit sur le point de faire un coup d'état


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MessageSujet: Re: A single fight (Un unique combat)   Mer 25 Avr - 9:57

Chapitre 7: Un autre chemin.

Angela s'arrêta devant l'hôtel. C'était certainement le plus cher et le plus luxueux d'Atlantic City. Elle sourit. Oh que oui! Elle allait y entrer et même y séjourner. Il ne lui restait peut-être que quelques jours à vivre alors, autant en profiter. Elle inspira et monta les quelques marches recouvertes d'un tapis rouge qui menait jusqu'à la porte qu'un maître d'hôtel lui ouvrait déjà.
-Bonjour, dit-elle.
La jeune femme se figea et regarda son reflet dans la vitre. Elle n'allait tout de même pas entrer dans cet hôtel en débardeur et jean sales! Elle leva un doigt pour réclamer l’attention du portier et sourit, l'air faussement gênée.
-Je reviens, lui chuchota-t-elle.
Ce dernier la regarda entrer dans la boutique de vêtements chics d'à côté sans rien comprendre.
Angela admirait et voulait essayer toutes les robes et tous les tailleurs qu'elle voyait.
-Puis-je vous aider, demanda l'hôtesse de la boutique.
Angela la regarda un instant comme si c'était le président des Etats-Unis. Depuis combien de temps n'avait-elle pas parlé à une personne souriante et chaleureuse qui ne se souciait guère de savoir si la fin approchait ou pas?
-Puis-je vous aider? répéta patiemment la jeune femme en tailleur bleu.
Angela secoua la tête.
-Euh, oui. Je cherche quelque chose d'un peu plus mettable pour…la journée.
Les yeux de l'hôtesse inspectèrent les vêtements d'Angela sans rien dire. La jeune femme sentit bien que la vendeuse était perplexe mais par délicatesse, cette dernière ne laissa rien paraître. Le regard d'Angela balaya à nouveau la salle pour admirer tous les vêtements.
-Je souhaiterais quelque chose de…classique, pas trop sombre. Du casual, pour une journée normale.
-Je crois que j'ai ce qu'il vous convient, dit la vendeuse en indiquant à Angela de la suivre.
Les deux jeunes femmes se faufilèrent entre les mannequins en plastique. L'hôtesse semblait connaître parfaitement le magasin et les emplacements des différents modèles.
-Celui-ci devrait vous convenir, annonça la vendeuse en montrant un des mannequins.
Angela sourit, c'était parfait.
- J'le prends, dit-elle. ….euh, je veux dire qu'il me convient parfaitement.
Son sac fut allégé de quelques billets de 100 $. Cet argent sembla intriguer la vendeuse mais néanmoins, elle ne dit rien, préférant vendre un article plutôt que de créer des problèmes.
Pas même vingt minutes après l'avoir quitté Angela se présenta à nouveau devant le portier de l'hôtel. Il ne sembla pas la reconnaître, ce qui était compréhensible car Angela avait abandonner son débardeur et son jean pour un ensemble chemise bleue foncée, veste et pantalon en soie blanche qui la rendaient on ne peut plus élégante. Elle était passée à la bijouterie d'à côté pour se prendre une paire de boucle d'oreilles à perle et un collier assorti. Ses cheveux blonds étaient retenus vers l'arrière et tombaient en cascade dans son dos. Elle s'était acheté un nécessaire à maquillage et s'était rapidement mais bien maquillée avant de se représenter à l'hôtel.
-Re-bonjour, dit-elle en souriant.
Le portier la reconnut enfin.
-Bon…bonjour mademoiselle, balbutia-t-il.
Angela sourit de plus belle, fière de ce nouvel effet et entra. Elle n'avait pas souvent l'occasion de porter ce genre de tenue mais elle se sentait parfaitement à l'aise dedans et pas du tout dénaturée. Elle leva les yeux vers le haut plafond doré en forme de voûte du hall de l'hôtel.
-Première étape : ne plus se terrer dans des endroits étroits et sordides. Deuxième étape: profiter de la vie avant ce combat qui achèvera peut-être la mienne, se murmura-t-elle.
Elle comptait bien passer ces étapes. La jeune femme semblait avoir totalement oublié son ancienne vie, celle d'hier, celle de la semaine passée. Elle ne pensait plus à Thomas, ni à Julia et encore moins à ses amis de l'université. Elle était l'élue et donc elle devait être solitaire ou tous ceux qui se rapprocheraient d'elle seraient menacés. Elle devrait livrer un combat à mort et elle voulait donc profiter de la vie avant de laisser l'humanité se reposer sur ses épaules. Mais "être solitaire" ne voulait pas dire "être enfermée dans une cave, six mètres en-dessous du sol". Elle inspira, confiante, et s'approcha de l'accueil.
-Bonjour, auriez-vous une chambre de libre?
L'homme qui tenait la réception la regarda pendant quelques secondes avant de secouer la tête pour revenir à la réalité.
-Oui, bien sûr, quelle chambre désirez-vous ?
Les yeux d'Angela s'arrêtèrent sur le petit panneau qui affichait les prix des différentes chambres et suites. Elle s'attarda sur ces dernières et remarqua le prix à trois ou quatre zéros.
-La suite royale, s'il vous plait, pour trois jours, répondit-elle en souriant.
Pendant un instant, l'homme eu le souffle coupé.
-Euh…nous acceptons les chèques et les cartes.
-Non, ça ne sera pas nécessaire.
Elle sortit une liasse de billets et la tendit au réceptionniste qui garda l'air étonné.
-Euuh, merci,…je pense que le compte y est.
Elle lui donna son nom. Il fit pivoter sa chaise et prit la clef de la suite d'Angela.
-Voici votre clef…bon séjour dans notre hôtel.
-Merci.
-Voulez-vous quelqu'un pour porter vos bagages?
-Oh, je n'en possède pas, au revoir, répondit la jeune femme en souriant de toutes ses dents.
Elle prit l'immense ascenseur et monta à son étage. Elle eut le souffle coupé quand elle entra dans sa suite: c'était presque un appartement! Un immense salon avec téléviseur, chaîne HI-FI, lecteur cassette et DVD, salle de bain avec jacuzzi, chambre immense, lit dans la même proportion et bien sûr, un immense balcon qui donnait sur la mer ou tout du moins sur deux buildings entre lesquels on pouvait distinguer un peu de la plage et de la mer. Angela soupira de bonheur, elle se sentait comme une princesse : tout était luxueux. Elle appela le service d'étage : deux cuisses de poulet avec des pommes de terres vapeurs, elle ne pouvait pas se refuser ça.
En attendant son déjeuner, elle écrivit une lettre adressée à Thomas.

Tom,

Tu dois sûrement te faire un sang d'encre mais rassure-toi, je vais bien. J'ai traversé plusieurs épreuves depuis quelques jours et ça m'a fait réfléchir. Ma mission m'oblige à rester solitaire et je le regrette. Tu serais en grand danger si je restais avec toi. Je t'en prie, n'essaies pas de me retrouver, oublie-moi et refais ta vie avec une femme normale qui saura te rendre heureux.

Adieu,

Angela.

Etrangement, elle ne ressentit aucune tristesse en écrivant ce mot. Elle s'était construite une nouvelle vie et elle y était intouchable. Cinq minutes plus tard, son repas arriva enfin.
-Avez-vous un centre sportif dans votre hôtel? demanda-t-elle en tendant un bon pourboire au steward.
-Bien sûr, ainsi qu'une piscine et si vous cherchez d'autre loisirs, un couloir part de l'hôtel et mène au casino à côté.
-Je vous remercie, pourriez-vous poster cette lettre pour moi à l'adresse suivante?
-Bien sûr.
Bien qu'il n'en réclamât aucun, Angela lui donna un autre pourboire. Une fois seule, elle soupira de bonheur et s'affala sur son immense lit. Elle n'avait jamais goûté avec autant de plaisir au luxe et à la paresse.

Angela s'approcha du bord : personne. La piscine ne contenait que de l'eau. Elle enleva son pantalon et son T-shirt. Les maillots de bains de l'hôtel n'étaient pas très chers, elle avait opté pour un vert. Pour ne pas abîmer son médaillon, elle le posa sur ses affaires puis elle plongea dans l'eau. C’est qu'elle était chauffée en plus! Elle se concentra et parvint à avoir des pieds et des mains palmés. Qui aurait cru que des ouies étaient aussi utiles sous l'eau! Elle fit plusieurs longueurs à grande vitesse puis redevint une jeune femme normale et nagea sur le dos en fermant les yeux, goûtant avec délectation à cette détente. Oui, elle allait profiter sans remords du peu de vie qui lui restait.
Elle fronça les sourcils et posa une main sur sa gorge, elle avait l'impression qu'on l'étouffait. Elle toussa et rouvrit les yeux, il n'y avait personne. Son cœur lui faisait mal, comme si on y plantait une énorme aiguille. Elle voulut se remettre sur ses pieds mais l'eau était trop profonde à cet endroit, elle coula. Luttant pour sa survie, elle battit des pieds et parvint à remonter à la surface. Elle avait l'impression que sa tête allait exploser, ses poumons semblaient brûler. Paniquée, elle nagea aussi vite qu'elle le put vers le bord et sortit de l'eau. Elle s'écroula sur le sol et se tordit de douleur. Mais qu'est-ce qu'il se passait?
Ses yeux se posèrent sur son médaillon, il l'appelait. Elle rampa tant bien que mal jusqu'à la chaise sur laquelle le bijou était posé. A peine l'eut-elle mis autour du cou que la douleur cessa. Elle ferma les yeux et souffla lentement. C'était fini, elle ne pouvait plus vivre sans ce médaillon, elle en était devenue dépendante. Elle avait eu plus peur que mal…ou l'inverse….ou plutôt les deux à la fois. Elle s'essuya les yeux et retourna dans l'hôtel, ses affaires serrées contre elle. Elle parvint jusqu'à son étage sans que personne ne la voie en maillot de bain, pieds nus et toute trempée. L'ascenseur s'ouvrit et elle trottina le plus rapidement possible dans le couloir. Alors qu'elle tournait au coin du corridor qui menait à sa chambre, elle heurta violemment quelqu'un. Elle glissa sur la moquette et tomba par terre.
-Oh! Excusez-moi, je suis désolé! dit rapidement la personne en se penchant vers elle.
Angela dégagea ses cheveux et jeta un regard désespéré vers la porte de sa suite. Elle prit la main qu'on lui tendait.
-Ce n'est pas grave, j'aurais dû faire attention, s'excusa-t-elle sans regarder le visage de l'homme.
Elle courut jusqu’à sa chambre et rentra précipitamment dedans. Elle ne ferma pas immédiatement la porte et regarda l'homme s'éloigner. Il lui semblait connaître cette silhouette musclée et ses cheveux bruns bouclés. Elle secoua la tête et referma la porte, ça ne devait être qu'une impression.
Elle prit une douche puis enfila un pantalon de cuir et un débardeur blanc propres. Assise sur le canapé aussi grand qu'un lit, elle repensa à sa mission. Brad Deason ne pouvait l'atteindre, elle était désormais dans un hôtel ultra-cher avec pour seuls contacts les gars du room-service et de la réception. Elle sourit et pris son portable et sa veste en cuir pour aller dehors.

*********************

Brad sortit du Palais de Justice. Encore un procès de gagné, encore plus de dollars sur son compte. La mort de Gary Milton ne l'affectait pas plus que ça, après tout s'il était mort c'est qu'il ne s'était pas montré compétent. La soudaine disparition d'Angela l'intriguait. Qu'elle aie réussi à s'échapper de prison et à balancer un avocat véreux depuis le haut d'un immeuble ne l'étonnait pas, mais qu'elle n'ait pas tenté de se venger sur lui ou de retourner chez elle lui paraissait très étrange. La sonnerie de son portable l'interrompit dans ses pensées.
-Allo?
-Alors toujours en vie? demanda une voix de femme.
-Angela! dit Brad en souriant. Mais qui croyais t'avoir complètement perdue.
-Ne t'inquiète pas, je suis plus près que tu ne le crois.
Le sourire de l'avocat disparu et ses yeux fouillèrent les environs. Il y avait une cinquantaine de femmes sur la place et les trois-quarts avaient leur portable collé à l'oreille. Il chercha la jeune femme sur les toits des immeubles.
-Ce n'est pas la peine de fouiller, tu ne me trouveras pas. Tu ne me trouveras plus.
Brad sourit à nouveau et rit.
-Haha! Tu crois vraiment que tu n'es plus dans mon emprise, Angela?
- Je ne le crois pas, j'en suis sûre. Je n'ai plus aucun contact avec l'université et Thomas, je suis dans un endroit où tu ne pourras jamais me trouver, la seule chose qu'il me reste c'est la solitude et c'est quelque chose que tu auras du mal à atteindre.
-Ainsi tu veux me faire croire que le petit vétérinaire ne compte plus pour toi?
-Ce n'est pas à travers lui que tu pourras m'atteindre si tu veux savoir. Le seul moyen que tu as de me trouver c'est de fouiller toute la ville…à moins que je n'y sois déjà plus. On peut jouer à Scotland Yard si tu veux, j'apparais tous les trois tours et le reste du temps tu me cherches et moi je me déplace.
-Le jeu se terminerait bien trop vite, Angela, si je me lançais à ta poursuite. Je te fais confiance, c'est toi qui viendras me trouver.
- N'y compte pas…au fait, la cravate bleue…ça ne te va pas…du moins d'où je suis.
Brad n'entendit plus que le bip du téléphone coupé. Il baissa les yeux vers sa cravate bleue. Inquiet, il fouilla attentivement toute la place du regard, mais ses yeux d'aigle ne lui permirent pas de repérer la jeune femme. Il rangea son portable dans sa poche, entra dans sa voiture et fonça hors de la place.
Il n'avait pas vu Angela, assise à une table sur la terrasse du café qui se trouvait juste derrière l'endroit où il s'était trouvé. La jeune femme ferma son portable et enleva ses pieds de la chaise d'en face. Elle réajusta ses lunettes de soleil et se leva.

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MessageSujet: Re: A single fight (Un unique combat)   Mer 25 Avr - 9:58

Angela mit ses chaussures et regarda comment sa nouvelle robe lui allait. C'était une de ses robes de soirée aux motifs floraux qui descendent juste au-dessus des genoux et dont les bretelles s'attachent derrière le cou. La sienne était de couleur rouge avec quelques motifs orange et jaune, et elle lui allait plutôt bien pour ne pas dire parfaitement. Elle défit sa tresse et lâcha ses cheveux bouclés. Elle attacha derrière les mèches de son front grâce à deux petites pinces puis elle alla se maquiller. C'était tout de même au restaurant de l'hôtel qu'elle allait dîner et dans ce genre d'endroit, il fallait être nette. Elle prit un petit sac assorti à sa robe puis elle sortit de sa suite.
Une fois dans le hall, elle se dirigea vers la salle du restaurant. A l'entrée, un cordon rouge était tendu et deux hommes semblaient en interdire l'accès. Que ou qui pouvait-il y avoir de si important pour que tout une salle soit réservée? La grande pièce était remplie d'hommes en costards et de femmes en robes chics. Un petit groupe était amassé juste à l'entrée autour d'un homme qui tournait le dos au hall.
La jeune femme s'avança tout de même vers les deux gardes mais l'un deux posa une main sur son épaule pour l'arrêter,
-Pardon madame, mais c'est une soirée privée, dit-il impassible.
-Hem, mademoiselle, rectifia-t-elle. Qu'y-a-t-il de si important pour que…?
-Tiens, tiens, tiens, dit l'homme qui captait l'attention de tout le groupe derrière le cordon rouge. Vous n'avez plus votre maillot de bain?
Angela se tourna vers cet inconnu à elle et se figea. C'était celui qu'elle avait bousculé dans le couloir, mais ce n'était pas cela qui la stupéfiait. Ce même homme n'était autre que le célèbre boxeur et désormais acteur: William Maguire. La vedette s'approcha de la jeune femme en souriant.
-Allons messieurs, dit-il aux deux gardiens, est-il possible que vous ne puissiez pas laisser passer une jeune femme aussi ravissante?
Les deux hommes se regardèrent, semblant réellement ne pas comprendre.
-Mademoiselle est mon invitée, veuillez la laisser entrer.
-Bien monsieur.
L'un des gardes détacha le cordon et laissa passer Angela. Celle-ci ne savait pas quoi dire, elle se contenta d'avancer et laissa le boxeur-acteur prendre sa main pour y déposer un baiser.
- J'ose espérer qu'avant de partir précipitamment dans votre chambre comme vous l'avait fait la dernière fois, vous me laisserez au moins un nom, dit-il.
Angela regarda cet homme qu'elle avait déjà vu plusieurs fois dans le magazine sportif de la salle d'attente du cabinet de Thomas. Il n'était peut-être pas aussi arrogant qu'elle l'avait pensé, mais il était par contre bien plus beau qu'elle ne l'avait crû. Elle décida d'oublier ses préjugés sur les boxeurs et se contenta de répondre comme s'il s'agissait d'un homme simple.
-Ecoutez, nous ne nous connaissons pas et je n'ai pas envie de vous déranger pendant votre réception.
-Il est vrai que vous me dérangez beaucoup et c'est d'ailleurs pour ça que je vous invite à vous joindre à nous, avoua l'homme.
La jeune femme le regarda puis comprit qu'il plaisantait.
-Si je vous invite c'est que j'aimerais faire votre connaissance, mademoiselle…?
-Angela, dit-elle. Angela Parker.
-William Maguire, enchanté.
Angela sourit, elle était contente que la star ne lui ait pas sortit une phrase du style: "Il est inutile que je me présente, vous me connaissez sûrement" (suivi d'un "huhu" quelconque) ce qui l'aurait immédiatement fait fuir.
-Puis-je vous offrir une coupe de champagne?
-Avec plaisir.
Il lui offrit son bras et elle le prit. Le regard de la jeune femme balaya la salle. Il y avait une bonne soixantaine de femmes dont environ quarante en-dessous de trente ans, pourquoi le boxeur s'intéressait-il à elle? Elle accepta la coupe de champagne qu'il lui tendait mais elle décida de se montrer franche.
-Monsieur Maguire, je vous suis très reconnaissante de m'avoir invitée à une réception à laquelle je n'étais pas conviée mais pourrais-je savoir…pourquoi?
La vedette sourit et rit. Décidément, il était vraiment mignon.
-Je dois dire que vous m'intriguez assez : vous êtes la première femme à me rentrer dedans à moitié nue qui ne se jette pas sur moi après m'avoir reconnu et qui se montre plus sceptique que ravi quand je l'invite à se joindre aux hommes et aux femmes les plus riches de cette ville. C'est pour cela que quand je vous ai vu, je me suis dit que c'était la meilleure occasion pour faire votre connaissance.
Angela vida la coupe de champagne.
-Eh bien, je vais mettre un terme à l'intrigue, dit-elle en souriant. Je vous ai effectivement reconnu il y a à peine cinq minutes mais pour tout vous dire, je n'aime pas la boxe et les sportifs qui se croient un don pour autre chose que le sport, dans votre cas le cinéma. Je n'ai jamais pu comprendre ces femmes qui se jettent au cou d'hommes qu'elles ne connaissent même pas, ce qui explique que j'ai conservé une attitude plutôt calme.
Elle regarda William Maguire s'attendant à se faire jeter hors de la salle après avoir dit ça. Le boxeur la regarda puis éclata de rire à nouveau.
-Haha! Au moins, vous avez le mérite d'être franche en plus de celui d'être ravissante!
Angela ne sut pas très bien comment réagir : devait-elle sourire ou bien sortir à toute vitesse de cette salle?
- Eh bien, je suis d'accord avec vous pour ce qui est des femmes qui se "jettent au cou des hommes" comme vous dites, continua la vedette en riant. Par contre, j'espère parvenir à vous faire changer d'avis sur moi et sur les autres boxeurs.
-A vrai dire, depuis une ou deux minutes, vous avez commencé à le faire, dit Angela pour paraître un peu plus aimable.
-Je vais vous présenter à quelques personnes pour que vous ne vous sentiez pas comme un poisson hors de l'eau.
La star lui présenta plusieurs de ses amis : des hommes tout aussi charmants que lui et des jeunes femmes très sympathiques et pas du tout arrogantes. Angela se sentit rapidement à l'aise, après tout, c'étaient des personnes comme tout le monde et elles se montrèrent très ouvertes et aimables avec elle.
-William, monsieur Johnson de la production voudrait te parler, dit un vieil homme en s'approchant du cercle d'amis.
-Très bien, j'y vais.
Le vieil homme qui devait avoir soixante ans regarda Angela. Il est vrai qu'elle faisait légèrement intrus dans sa robe rouge courte au milieu des longues robes de soirée et des tailleurs sombres.
-Mademoiselle, je ne pense pas avoir l'honneur de vous connaître, dit-il galamment.
William Maguire revint sur les quelques pas qu'il avait fait.
- C'est normal que tu ne la connaisses pas, elle vient juste d'arriver. Je te présente Angela Parker.
Le vieil homme s'inclina. Décidément, le business comptait beaucoup de gentlemen.
-Mon fils a toujours eu bon goût, dit-il en souriant.
Le boxeur posa une main sur l'épaule du vieil homme.
-Papa, ce n'est pas ma petite amie, expliqua-t-il lentement. Angela et moi venons juste de faire connaissance.
La jeune femme comprit pourquoi la star avait tenu à prendre la situation en main quand son père était venu : le vieil homme était tellement fier de son fils qu'il ne pouvait l'imaginer un instant célibataire…ça voulait dire qu'actuellement il l'était, pensa Angela.
-Accompagne-moi auprès de monsieur Johnson, veux-tu? Angela, je vous laisse aux soins de mes amis.
Le dit monsieur Johnson était déjà là, ne pouvant apparemment plus attendre l'acteur-boxeur.
-Ecoute Will, des hommes de la boîte de production dont je t'ai parlé voudraient s'associer avec nous pour le film. Ils veulent te parler pour en être sûrs.
Angela regarda le producteur. Il devait avoir un peu plus de vingt-cinq ans et gardait ses cheveux bouclés plus ou moins longs, plaqués avec du gel. Un des amis de William se pencha vers Angela.
-Antonio Johnson, producteur du prochain film de Will, à moitié mexicain et ayant une préférence pour les hommes, lui murmura-t-il à l'oreille.
-Oh, dit Angela en hochant la tête.
- S'il te plait, Will, va leur parler, on aura peut-être un plus gros budget pour le film, supplia Antonio.
L'acteur acquiesça et fit un signe de la main à ses amis pour leur dire qu'il ne serait pas long. Antonio Johnson s'essuya le front du revers de sa main et prit une coupe de champagne.
-Pfiou! Tout ce travail m'épuise, dit-il.
Angela avait du mal à s'imaginer que cet homme pouvait être homosexuel.
-Bon, allez, hop! Je retourne au boulot, rajouta-t-il.
Il fit la bise au cercle d'amis, ne cherchant même pas à savoir qui était Angela tandis qu'il collait sa joue sur celle de la jeune femme.
La soirée se poursuivit et Angela la trouva plus qu'agréable. Le buffet était gratuit (les coupes de champagne aussi), les personnes étaient charmantes et ne la tenaient pas à l'écart, un producteur lui avait même laissé sa carte (il lui avait brièvement parlé d'un film). Il était minuit et elle n'avait presque pas vu William Maguire depuis qu'il était parti voir les producteurs potentiels. Après tout, maintenant que pour lui le "mystère" était élucidé, pourquoi se soucierait-il d'elle? Revenant à la réalité, elle salua ses nouveaux amis, alla poser son septième verre de champagne sur le buffet et se dirigea vers la sortie.
-Angela! l'appela quelqu'un.
Ce quelqu'un la saisit par le bras pour l'empêcher de continuer, c'était Maguire.
-Eh bien, je pense que j'ai assez profité de votre fête et de vos amis, dit Angela, et n'appartenant pas à ce…groupe, je vais remonter dans ma chambre.
-Oh! Je ne vous croyais pas capable d'aller jusqu'à faire la "déçue" pour que je vienne vous voir, dit le boxeur d'un ton plus amical que moqueur.
-Non, mais dites donc! Vous croyez que je me suis languie de vous toute la soirée? demanda-t-elle outrée en se libérant de son emprise. Croyez-vous exercer un si grand pouvoir sur les femmes?
L'homme la regarda puis sourit.
-Pfou! Quel tempérament! Je ne sais pas si je dois plaindre ou envier votre petit ami.
-Vous n'avez à faire ni l'un, ni l'autre puisque je n'en ai plus et que je m'en vais. Bonsoir.
Elle se tourna vers la sortie et commença à s’en aller.
-Attendez! dit le boxeur et se mettant devant elle pour l'empêcher d'avancer. Ne soyez pas fâchée, je voulais juste vous faire marcher. Vous êtes bien trop fière et intelligente pour vous languir de n'importe quel homme.
-Ne vous avancez pas trop sur ce terrain là, le prévint amicalement Angela.
Maguire semblait apprécier ce côté à la fois espiègle, simple et lutteur de la jeune femme.
-Mes amis, quelques autres personnes et moi-même allons au casino juste à côté et je me demandais si vous ne voudriez pas vous joindre à nous.
Angela ne dit rien, hésitant réellement.
-Allez! Ne vous faites pas priée!
-Bon, mais juste cinq minutes.
-Promis, jura la star en sachant bien qu'Angela resterait bien plus longtemps que ça.
Ils furent une trentaine à aller au casino. Dans l'immense salle de jeux régnait une excellente ambiance. Des rires sur un fond de bonne musique, des verres emplis de cocktails, des machines à sous dont les leviers s'abaissaient toutes les dix secondes, des cartes battues et rebattues. Les invités de la fête s'éparpillèrent dans toute la salle pour jouer au poker, aux machines, à la roulette, au black jack et aux autres jeux que l'on pouvait trouver dans un casino américain.
Angela se sépara du groupe et alla se prendre des jetons pour trois cent dollars. Elle passa trente bonnes minutes à lever et baisser le levier d'une des nombreuses machines à sous. Elle gagna peu, mais s'amusa tout de même. Elle fut interrompue par David, le meilleur ami de William Maguire. La jeune femme et David s'entendaient plutôt bien et avaient passé la plupart du temps à la fête à se raconter différentes blagues et plaisanteries.
-Ah! Angela! Je vous cherchais! Nous sommes à une table de poker, les filles ne veulent pas jouer et il nous manque un bon adversaire, savez-vous par hasard jouer au poker?
La jeune femme sourit: à l'université, elle avait toujours battu ses amis (voir même ses professeurs) à ce jeu de carte.
-Où est-ce? demanda-t-elle en souriant.
David la conduisit jusqu'à une table de poker autour de laquelle William Maguire, Marc Wilson et le père de William attendaient déjà. Marc était l'inséparable ami de David et donc deuxième meilleur ami de William.
-Vous? Vous jouez au poker? s'exclama le jeune Maguire.
Il avait enlevé sa veste noire pour laisser place à une chemise noire déboutonnée de quatre ou cinq boutons : nulle ne pouvait nier qu'il était tout simplement…mignon.
-Oui, moi, je joue au poker, cela vous choque-t-il, cher ami?
Tout le monde parut étonné du ton que prenait la jeune femme en parlant à cette vedette qu'elle ne connaissait que depuis deux ou trois heures.
-A vrai dire, cela m'étonne plus que cela ne me choque, chère amie.
-Dans moins d'une heure, vous serez à genoux en train de me demander comment je fais pour gagner, cher ami, dit Angela en appuyant sur les deux derniers mots.
- J'en doute, chère amie, répliqua le boxeur en l'imitant.
-Peut-être devrions-nous commencer,…chers amis, les interrompit Marc.
Angela s'installa et la partie commença. Au début, la jeune femme joua comme elle avait toujours joué, d'instinct, ce qui lui avait permis de remporter deux ou trois mises. Mais elle remarqua après le septième tour que grâce à son excellente vision d'aigle, elle pouvait voir en détail le reflet des cartes de Maguire senior dans les lunettes du vieil homme. Elle découvrit un tour plus tard qu'une caméra filmait la table; cette caméra était placée de telle façon qu'elle pouvait filmer les jeux de David et de Marc. Angela chercha la salle de surveillance du regard et grâce à son excellente vision, elle vit l'écran où la table était filmée. Les hommes chargés de surveiller tout ça avait les yeux rivés sur cet écran, voulant probablement savoir si la grande vedette de boxe et de cinéma pourrait gagner. La jeune femme put ainsi connaître les cartes de trois de ses partenaires et put aisément rester dans le jeu. Le seul homme dont le jeu restait encore un mystère était William Maguire, elle n'avait aucun moyen de voir ses cartes.
Deux heures et demi plus tard, le boxeur et la jeune femme furent les derniers à jouer, les autres ayant dû se retirer pour ne pas perdre d’avantage. Marc, David et Maguire senior étaient maintenant debout, allant du jeu d'Angela à celui de William. Ils étaient maintenant au dernier tour, les deux avait mis tapis, il y en avait pour cinquante mille dollars. Angela était nerveuse, elle ne pouvait pas voir le jeu de son adversaire.
-Chère amie, nous voici au dernier tour, j'espère pour vous que la chance qui vous a permis de rester jusqu'ici va rester avec vous, dit la vedette en donnant deux cartes à changer.
- Qu'est-ce qui vous fait croire que c'est de la chance? Seriez-vous trop misogyne pour reconnaître que j'ai bien joué jusque là? Pour ma part, je reconnais que vous vous êtes bien débrouillé.
Le boxeur rit et prit ses deux nouvelles cartes. Angela regarda les siennes: elle avait déjà le roi, l'as, le valet et le dix de pic, elle pouvait avoir un flush royale,…à condition de changer son deux de cœur pour une dame de pic. Elle retira l'intrus et la donna à changer, elle regarda William, il souriait : bluff ou pas bluff? Telle était la question. Elle tira lentement sa nouvelle carte vers elle, sans la regarder comme elle avait vu Mel Gibson le faire dans Maverick.

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MessageSujet: Re: A single fight (Un unique combat)   Mer 25 Avr - 9:59

-Allons-y, dit-elle.
-Vous ne la regardez pas? demanda William en pointant la carte du doigt.
- J'ai confiance en ma…"chance" comme vous l'appelez.
Le boxeur sourit et déposa un dix et un valet de carreau. Angela posa les même cartes mais de pic. William rajouta un roi et une dame, la jeune femme mit son roi et un as. La star perdit son assurance car pour l'instant, ils avaient la même chance d’avoir un flush royal. Il posa sur la table un neuf ce qui lui faisait quand même une quinte-couleur, si Angela n'avait pas la bonne carte, elle perdait gros. Elle ferma les yeux, retourna lentement sa carte et la jeta sur la table. Elle entendit les conversations autour d'elle s'arrêter subitement, toutes les personnes autour de la table s'étaient tues. Elle ouvrit lentement les yeux et abaissa son regard vers son jeu étalé sur la table. Au-dessus des quatre autres cartes, une dame de pic trônait : elle avait eu sa flush royal. Elle leva le regard vers le boxeur. Celui-ci avait les yeux fixés sur les cinq cartes de la jeune femme.
-Je le crois pas ça, elle m'a battu, dit-il à voix basse.
-Eh bien, dit Marc en souriant, moi qui vous voyais déjà quitter la table au deuxième tour, vous avez totalement changé mon point de vue sur les femmes et le poker.
- T'inquiètes Will, tu t'en remettras, dit David à William en lui donnant une bourrade sur l'épaule.
Angela et William se regardèrent puis ils se sourirent : ça avait été un bon jeu et de toute façon, ils s'étaient bien amusés.
-Excusez-moi, j'ai des sous à prendre, annonça la jeune femme en se levant.
-Oh! Mais je suis sûr que vous n'arriverez pas à porter tout toute seule, confiez-moi un peu de cet argent, je vais le mettre en lieu sûr, proposa David en tapotant sa poche de pantalon.
-Je crois que ça ne sera pas nécessaire, le rassura-t-elle en tirant ses jetons vers elle, un grand sourire aux lèvres. Mais vous pouvez m'aider à les porter, merci.
David sourit et l'aida à prendre tous les jetons jusqu'à la "caisse" pour les changer en papiers de forme rectangulaire sur lesquels on pouvait voir des chiffres et des têtes d'hommes célèbres : des billets de cinq cents dollars.
-Merci, dit-elle à David en lui lançant un des jetons d'un coup de pouce.
David l'attrapa et se tourna vers William en contemplant l'objet dans sa main.
-Elle est pas mal, où tu l'as trouvée? demanda-t-il à son ami.
-Dans cet hôtel, répondit William. Pourquoi?
-Eh bien, disons que si j'étais toi, je la laisserais plus quitter cet hôtel, si tu vois ce que je veux dire.
Le boxeur regarda Angela, l'air songeur.
-Je ne suis pas son style, et puis, je ne sais pas si elle m’attire vraiment.
David le regarda attentivement, un petit sourire aux lèvres.
-Tu craques pour elle, affirma-t-il.
-Non, qu'est-ce que tu racontes! l'interrompit William en regardant Angela pour être sûr qu'elle n'avait rien entendu.
-Si, j'te connais, ta dernière conquête était tellement immonde et vénale que t'as craqué pour Angela dès que tu l'as faite rentrée dans cette salle de l'hôtel. Tu l'aimes bien parce que c'est la première femme hors show-business qui ne te saute pas au cou, qui te traite comme un grand ami et sans arrière pensée, ce qu'aucune nana n'a fait depuis que tu boxes.
-Ecoute, j'en sais rien. Même si c'était le cas, je ne saurais pas comment m'y prendre pour l'inviter,…elle n'aime pas les mecs comme nous, du moins pas en petits amis.
-Tu devrais mieux la regarder si tu crois ça. Tiens, pour te consoler.
David lui jeta le jeton d'un coup de pouce. "A toi de jouer" articula-t-il avec ses lèvres alors que la jeune femme approchait.
Angela secoua la tête, elle avait dû rêver. Pourquoi auraient-ils parlé d'elle? Il lui semblait pourtant les avoir vus la regarder à plusieurs reprises.
-Vous ne m'en voulez pas trop? demanda-t-elle en finissant de ranger l'argent dans son sac.
-Non, pas trop, répondit William l'air absent.
C'est vrai qu'elle était mignonne. Il faut dire que par rapport à sa dernière petite amie, Angela était splendide : pas physiquement, mais…psychologiquement. "Voilà que je m'intéresse à la psychologie" pensa-t-il. Il regarda à nouveau Angela : il pouvait essayer.
-Si ça vous dit, David, Marc, leurs petites copines et moi allons au bar dans la salle d'à côté, proposa-t-il.
-Oui, comment mieux terminer cette soirée qu'en dépensant l'argent que j'ai "durement" gagné?
-Allez-y avec eux, je viens tout de suite, dit William.
Angela rejoignit David et Marc et les deux autres jeunes femmes. Elle soupira de bonheur. En fait, c'était des gens comme tout le monde, de supers amis ; elle n'avait donc pas à porter de masque ou à déguiser ses pensées. Ils l'aimaient bien, elle allait profiter de ses nouveaux amis et cesser de se mentir à elle-même en pensant qu'elle ferait mieux de partir parce que ça n'était pas sa place.
Le bar avait une piste de danse éclairée par de multiples halos colorés et rythmée par un excellent DJ.
-C’est moi qui paie la première tournée, déclara-t-elle en s'asseyant au bar, j'ai des sous à dépenser.
Tous se retrouvèrent avec un énorme verre de bière à la main.
-Angela, tu viens avec nous? demanda Dana, la petite amie de David, en montrant la piste de danse.
Les trois femmes galopèrent vers la piste de danse et se déhanchèrent sur les excellents morceaux de musique. Angela commençait à être légèrement pompette (une dizaine de coupes de champagne et un grand verre de bière dans le sang). Elle défit ses pinces et lâcha toute sa chevelure bouclée, la faisant tournoyer par de violents coup de tête. La musique était sensuelle et rythmée, les trois femmes adaptèrent leur danse à la musique. Au bout de vingt minutes, Angela remarqua que William était assis au bar. La musique rythmée s'arrêta et laissa place à un slow. Dana et Ariane dansèrent ensemble et Angela s'arrêta, préférant retourner au bar plutôt que de danser seule sur un slow. Elle vit David donner un petit coup de coude à William en se levant. Il s'approcha d'elle et fit mine de s'incliner.
- M'accorderais-tu cette danse? demanda-t-il en lui tendant la main.
-Ça te dérange pas Dana? demanda Angela en se tournant vers la jeune femme.
-Non, c'est bon! Bonne chance plutôt! lui répondit-elle.
David mis ses mains sur la taille d'Angela et cette dernière passa ses bras autour du cou de son cavalier. Il dansait assez bien, il devait avoir l'habitude des boîtes. Ce qu'elle ne vit pas c'est que David n'arrêtait pas de faire semblant de faire bisquer William dès qu'il le voyait. Il lui tirait la langue ou faisait des sourires coquins pour le taquiner. David trouvait qu'Angela était la fille idéale pour son ami après la garce que ce dernier avait gardé pendant un mois avant de rompre. Il lui faisait signe de s'approcher puis il désignait Angela de son pouce en bougeant ses sourcils d'une manière qui se voulait séductrice.
William lui lançait des regards réprobateurs, l'incitant à arrêter ce petit jeu. A la fin du slow, David conduisit Angela au bar et lui offrit une bière.
-Quelle heure est-il? demanda-t-elle.
-Trois heures et demi, la soirée ne fait que commencer, annonça David.
Il continuèrent la soirée en buvant et en se racontant des blagues (dont certaines que je tairais par respect pour les dévotes). A cinq heures et trois quarts (et trois grands verres de bière plus tard), Angela se leva tant bien que mal après tous ces verres d'alcool.
-Bon, je crois qu'il est temps que j'aille me coucher!
-Quoi? Déjà? s'exclama David.
-Il ne faut pas abuser des bonnes choses.
-Mais t'es trop ivre pour conduire, dit Marc.
- J'en ai pas besoin, je loge dans ce magnifique hôtel à côté duquel nous nous trouvons, expliqua-t-elle en vacillant légèrement.
David finit son verre et regarda sa montre.
-Mouais, c'est vrai qu'il est tard…ou tôt, comme vous voulez. En plus, je dois être au salon à neuf heures.
Dana s'approcha d'Angela.
-Il vend des voitures à des PDT, lui expliqua-t-elle.
-PDT?
-Pétés De Tunes.
En descendant de sa chaise, Marc trébucha et s'accrocha à un serveur qui laissa échapper son plateau. Le contenu des cocktails vint se déverser sur Angela.
- C'est malin! dit-elle en secouant les mains et en frottant sa robe.
-Désolé! bafouilla Marc en éclatant de rire. Je te jure…ça se voit à peine…pfff haha!
-Bon, on y va? demanda Ariane. Elle va pas rester là trempée!
Les hommes prirent leur veste et les femmes leur sac. David et Marc ne cessaient de rire (ils étaient apparement beaucoup plus ivres qu'Angela), leurs petites amies étaient accrochées à leur bras et William marchait les mains dans les poches, l'air las. Ils se séparèrent dans le hall de l'hôtel. Les nouveaux amis se laissèrent leurs numéros de téléphone et se quittèrent. William et Angela prirent le chemin de l'ascenseur en leur faisant un dernier signe.
-Pfou! dit Angela dans l'ascenseur. Moi qui allais juste au resto, je me suis retrouvée à passer la meilleure soirée de ma vie. Ils sont sympas tes potes.
-Ouais,…un peu gamins parfois.
-Ça ne va pas?
-Si, ça va très bien. Alors, tu as changé d'avis à propos des boxeurs? demanda-t-il pour changer de sujet.
-Eh bien…hors stade et sans presse autour d'eux, ils paraissent beaucoup plus sympas, répondit Angela en souriant.
La porte s'ouvrit sur l'étage d'Angela.
-Tu es à quelle suite? demanda le boxeur.
-La royale.
- T'as les moyens.
-Oui, et grâce à toi encore plus, dit Angela en tapotant son sac. Mais j'ai pas l'excellente vue qu'il devrait y avoir. Avant, la suite donnait sur la plage mais y'a un building bâti récemment qui bouche toute la vue.
-Si tu veux, tu peux jeter un coup d'œil depuis mon balcon, la vue est grandiose depuis l'impériale.
Angela hésita puis accepta.
- D'accord, je vais me changer et je viens. Quelle chambre?
-Etage du dessus, la chambre au bout du couloir de droite en sortant de l'ascenseur, expliqua William.
La jeune femme alla changer sa robe pour son pantalon de cuir et son débardeur blanc, et elle s'attacha les cheveux. Elle monta un étage puis alla jusqu'à la suite de la star. William lui ouvrit mais elle hésita.
- Ne t’inquiète pas, entre.
Il la conduisit au balcon et elle contempla la plage. La vue était effectivement magnifique mais ce n'était pas cela qui préoccupait le plus la jeune femme. Pourquoi cette star qui faisait craquer toutes les filles s'intéressait-elle à elle? Elle découvrit que lui non plus ne la laissait pas indifférente.
-Alors? Ça valait le coup non?
- C'est vrai que la vue est superbe.
-Tu veux boire un dernier coup avant de partir?
Angela le regarda dans les yeux puis acquiesça.
-Tu supportes le whisky?
-Tu poses encore la question?
William déboucha la bouteille et servit deux verres. Angela en but deux en fait, écoutant William parler de David et de Marc et de sa vision du show-business. Ils étaient assis sur un immense canapé, le même que celui de la suite royale. La jeune femme se leva : elle repensa à Thomas. Elle fronça les sourcils et but cul sec la fin de son verre.
-Tu sais, là je suis vraiment pompette et en conséquence, plus maîtresse de mes actes alors n'hésites pas à m'arrêter si tu trouves que je vais trop loin, dit-elle en s'avançant devant lui.
Elle s'assit à cheval sur les genoux du boxeur, face à lui. Elle passa ses bras autour du cou de l'homme et approcha son visage du sien. Ils se regardèrent pendant un instant puis s'embrassèrent fougueusement. William fit glisser ses mains sur les jambes d'Angela puis la souleva et ils s'allongèrent sur le canapé. Leurs mains glissant sur leurs corps, ils s'embrassèrent continuellement. Angela enleva ses chaussures et les balança par terre avec ses pieds puis elle roula sur le côté et se trouva à nouveau sur William. Tout en l'embrassant, elle déboutonna la chemise de l'homme. Elle se redressa et lâcha ses cheveux, la rendant encore plus attirante. William enlevant d'un geste sa chemise et prit la jeune femme dans ses bras en se redressant. Ses mains caressèrent les longs cheveux bouclés d'Angela et celle-ci fit glisser ses mains sur le torse lisse et musclé de l'homme. Elle ôta son débardeur et le jeta au loin. Ils ne se contrôlaient plus, goûtant au plaisir de la chair. Angela sentait les bras musclés et puissants du boxeur autour d'elle et William sentait la douce peau de l'étudiante contre la sienne. Thomas n'existait plus pour elle.
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Votons pour les fetos d' opautharge!!!!! (merci KaKa pour ces superbes mots!)
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A single fight (Un unique combat)

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